FRANÇOIS DE SALES, saint

Introduction à la vie dévote

Paris, N. Pépingué, 1666

BELLE FAÇON DE POSSÉDER ET DE LIRE L’UN DES TEXTES LES PLUS IMPORTANTS DU XVIIe SIÈCLE.

BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN DE L’ÉPOQUE AVEC DÉCOR À LA DU SEUIL

In-8 (185 x 120mm)
Entièrement réglé de rose, bandeaux, initiales et culs-de-lampe gravés
COLLATION : a8 A-Z8 2A-M8 N4
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Maroquin rouge, décor doré, encadrement à la Du Seuil, dos à nerfs orné et doré, tranches dorées
PROVENANCE : Sosthène baron de La Roche-Lacarelle (1816-1887 ; ex-libris de maroquin rouge approprié à la couleur de la reliure, comme le souhaitait ce collectionneur). Ce livre ne figure dans aucun des trois catalogues du grand collectionneur (1859, 1867, 1888) qui était connu pour pratiquer de nombreux échanges avec les libraires du temps

Quelques feuillets très légèrement brunis, petite tache claire sur le haut du plat supérieur

Ce texte majeur de la littérature chrétienne et de la littérature tout court fut publié pour la première fois à Lyon chez Rigaud en décembre 1608, puis une deuxième fois, refondu, en septembre 1609. L’édition définitive date de 1619. L’imprimerie du Louvre publia, à la requête de Richelieu, en 1641, la monumentale édition in-folio, la première édition signalée chronologiquement, d’ailleurs, par ce bon républicain de Jacques-Charles Brunet. Avec Montaigne, saint François de Sales, Charron et Urfé  on parle cependant bien de des livres qui modelèrent le XVIIe siècle européen. L’Introduction connut vite un énorme succès et fut ainsi réimprimée plus de quarante fois du vivant de François de Sales. Le Roi de France Henri IV lui-même le lut et la Reine Marie de Médicis en offrit un exemplaire orné de diamants au roi d'Angleterre

“L’ombre portée de l’œuvre de Montaigne, qui était une des ultimes réponses humanistes à cette crise, demeurait présente à tous les esprits ; contemporaines du règne reconstructeur de Henri IV, quelques œuvres majeures de cette décennie 1600 vont alors proposer des « choix de vie » aux contemporains. Directement entée sur l’humanisme, La Sagesse de Charron s’efforce de reprendre la matière des Essais pour en tirer une leçon de « prud’hommie », qui le conduit à mettre de côté les enjeux théologiques – par crainte de l’opiniâtreté et de la violence des débats conceptuels, qui n’éclairaient en rien le désarroi moral, mais contribuaient plutôt à troubler les esprits en quête de repères assurés ; dans un tout autre registre, Honoré d’Urfé proposait la somme de L’Astrée, qui, réorchestrant les grands thèmes néo-platoniciens de la Renaissance, et tournant le dos aux violences de la Ligue – dont l’auteur avait été un partisan actif – offrait au siècle commençant une doctrine de l’amour profane et de la sociabilité idéale, dont la trace sera capitale, tant pour l’histoire de la littérature que pour celles de la sensibilité ou des idées ; enfin, François de Sales, formé à la même école que d’Urfé, mais ayant choisi la carrière de l’Église, et non la carrière des armes, proposa lui aussi une autre grande synthèse, qui visait à définir quelle pouvait être la vie du chrétien lorsqu’il ne voulait pas renoncer au monde, et ce fut l’Introduction à la vie dévote.” E. Bury

BIBLIOGRAPHIE : pas dans Brunet -- revue XVIIe siècle : Relire saint François de Sales, 2007/2, n° 235 art. cité
WEBOGRAPHIE : https://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2007-2-page-337.htm?contenu=article 

BKS : 11776

 

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