ELLIS, Henry

Voyage à la Baye de Hudson.

Fait en 1746 & 1747 par les Navires le Dobbs-Galley & la California, pour la découverte d'un Passage au Nord-Ouest ; avec une description exacte de la Côte ; un abrégé de l'histoire naturelle du Pays, & un exposé net des faits & des Arguments, qui servent à prouver la probabilité de trouver dans la suite ce Passage

Leyde, Élie Luzac, 1750

LA FIN DU MYTHE D’UN PASSAGE VERS LE NORD-OUEST.

AGRÉABLE EXEMPLAIRE RELIÉ EN VEAU MARBRÉ

Seconde édition française, traduite par Sellius, et augmentée. L’ouvrage est dédié au Prince de Galles. La première édition anglaise fut publiée à Londres en 1748 ; la première traduction française date, elle, de 1749.

In-8 (188 x 120mm). Titre imprimé en rouge et noir, grande vignette gravée sur cuivre imprimée sur la page de titre. Cul-de-lampe gravé sur bois
COLLATION : XXVIII pp., 413 pp., (7) pp. de “fautes à corriger”
ILLUSTRATION : 1 grande carte gravée dépliante “des endroits où l’on a taché de découvrir en 1746 et 1747 un passage par le Nord-Ouest” et 9 belles planches dépliantes de zoologie ou de vues des côtes de la baie d’Hudson
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Veau marbré, encadrement d’un double filet à froid, dos à nerfs doré et orné, tranches rouges

Coiffe de tête restaurée, quelques modestes éclats aux charnières, quelques faibles piqûres ou très pâles traces de mouillures marginales

Sur la promesse d’une récompense de 20.000 livres sterling faite par le Parlement à celui qui découvrirait le fameux passage par la baie d’Hudson, on arma une expédition dont fit partie Henry Ellis (1721-1806), second Gouverneur de la Géorgie coloniale. Elle appareilla en mai 1746. On découvrit de larges ouvertures dans la côte à l’ouest de l’île de Marbre mais le mauvais temps empêcha les recherches et il fallut hiverner. En juin suivant, le Dobbs et la California reprirent la mer et découvrirent le cap Fry, mais, malgré les instances d’Ellis qui voulut pousser jusqu’à la baie de Repulse, l’expédition dut revenir en Angleterre où elle arriva en octobre 1747. Cette expédition marque la fin du mythe de ce passage du Nord-Ouest tant recherché. De 1750 à 1755, Ellis se signala par sa très forte participation à la traite coloniale anglaise et par les (mauvais) conseils qu’il donna au gouvernement anglais quand celui-ci chercha à taxer l’Amérique entre 1763 et 1775.

“The most important result of this voyage was that it definitely put an end to the idea that the N.W. Passage lay through Hudson's Bay. Ellis' work, although containing many valuable observations on tides, on the vagaries of the compass, and on the customs of the Eskimos, a people then practically unknown, mingles a great deal of speculation on the certain existence of the passage, on magnetism, on fogs, on rust, and other matters.” (cfr. Maggs, Bibl. Americana, part V, p. 470)

BIBLIOGRAPHIE : Sabin 22313

BKS : 12023

Plus d'informations : jean-baptiste@deproyart.com

 

Exposition publique à la librairie sur rendez vous uniquement