DU MONCEL, Alexandre Henri Adéodat, Général-comte

Notice sur l’exploitation rurale de Martinvast près Cherbourg. [Suivi de :] Planches sur la notice d’exploitation rurale de Martinvast, près Cherbourg

[Paris], Veuve Bouchard-Huzard, [1845]

DESCRIPTION D’UNE PROPRIÉTÉ AGRICOLE MODÈLE AU XIXe SIÈCLE QUI ACCUEILLIT PAR LA SUITE LES FAMEUSES TAPISSERIES DES NEUF PREUX, AUJOURD’HUI CONSERVÉES AUX CLOISTERS DE NEW YORK.

ENVOI DE L’AUTEUR AU COMTE DE RAMBUTEAU

ÉDITION ORIGINALE

Un volume in-8 et un volume in-plano oblong (444 x 615mm)
COLLATION : 88 pp.
ILLUSTRATION : 12 planches gravées, dessinées par Théodose du Moncel, dont 1 carte, 4 vues et 7 plans : 1. Carte du canton d’Octeville. 2. Plan du parc de Martinvast. 3. Vue du château. 4. Vue de la partie est du parc. 5. Vue du château. 6. Vue de la tour, de l’obélisque et des roches. 7. Dépendances. 8. Bâtiments ruraux. 9. Moulin à tan et à huile. 10. Plan de la grange avec la machine à battre. 11. Plan du moulin à blé à l’anglaise, de la féculerie et de la distillerie. 12. Grand moulin à blé et à huile de Sydeville
BROCHÉS. Couvertures jaunes imprimées

ENVOI autographe signé : Monsieur le Comte de Rambuteau, Pair de France, de la part de l’auteur
PROVENANCE : Claude-Philibert Barthelot, comte de Rambuteau (envoi ; ex-libris manuscrit sur le plat inférieur)
RARETÉ : très rare, seuls 3 exemplaires sur Worldcat dont l’exemplaire de la BnF ; comme celui de la bibliothèque de Caen, il ne comporte qu’une seule planche

Quelques rousseurs, plus fortes sur la première planche. Premier plat de couverture détaché, première planche déchirée, dos lâche

Alexandre-Henri-Adéodat, comte du Moncel (1784-1861), fut général du génie et pair de France. Après une brillante carrière dans le Génie lors des guerres napoléoniennes, cet ancien élève de l’École Polytechnique s’attacha à développer le domaine de Martinvast à partir de 1820. Il pratiqua un assolement remarquable à base de pommes de terre destinées à Cherbourg et de plantes fourragères (luzerne et trèfle incarnat) destinées à accroître le cheptel de la propriété. Ce faisant, il accroissait la quantité d’engrais naturel épandu sur les sols, tout en collectant le varech sur les côtes et les boues - à cette époque encore pures - de la ville de Cherbourg. Il étendit son domaine à 520 ha, employait trente ouvriers vers 1830. Vers 1845, il employait cent quinze personnes à plein temps et quarante à soixante journaliers. Du Moncel transformait ses productions sur place, d’où la présence d’une féculerie pour les pommes de terre, d’un moulin à huile pour le colza et d’une amidonnerie pour le blé. Il créa la ferme-école de Martinvast.  

En 1867, Martinvast fut vendu et passa au baron Arthur de Schickler (1828-1919), grand financier dont la fille Marguerite épousa le comte de Pourtalès. En 1872, Schickler acquit de Lord Duveen les fameuses tapisseries des Neuf Preux, déjà malheureusement incomplètes. Elles furent installées comme rideaux à Martinvast, puis vendues par les Pourtalès. En 1947, le MET en fit l’acquisition sur financement de John D. Rockfeller, Jr. Elles sont maintenant suspendues aux murs des Cloisters. Petit souvenir de Normandie.  


WEBOGRAPHIE : https://www.lajauneetlarouge.com/alexandre-du-moncel/
BIBLIOGRAPHIE : E.-B. Frère, Manuel du bibliographe normand, Rouen, 1858, p. 317 -- A. Robert et G. Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, 1889 : “Alexandre du Moncel”

BKS : 6822

 

Plus d'informations : jean-baptiste@deproyart.com

 

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