ARNIM, Bettina von

 

1600 €

ARNIM, Bettina von

Goethe's Briefwechsel mit einem Kinde. Seinem Denkmal. - Tagebuch. [Correspondance de Goethe avec un enfant]

Berlin, Ferdinand Dümmler, 1835

LE PREMIER LIVRE DE BETTINA VON ARNIM : VRAI ROMAN ET FAUSSE CORRESPONDANCE AVEC GOETHE.   

LE MODELE DE "L'IMMORTALITÉ", ROMAN DE MILAN KUNDERA

ÉDITION ORIGINALE

2 parties en 3 volumes in-8  
Dédicace au Prince Hermann de Pückler-Muskau (1785-1871), auteur d'un célèbre livre de jardin et créateur du parc de Muskau  
RELIURE DE L'ÉPOQUE. Papier brun, dos longs ornés et dorés avec étiquette de titre en maroquin orange, tranches rouges

PROVENANCE : E. von Beaulieu-Marconnay, famille du baron de l'Oldemburg et de Weimar. Il y eut un baron Eugen Beaulieu-Marconnay (1815-1898), haut fonctionnaire à la cour d'Oldenburg, et un baron Edmund Beaulieu-Marconnay (1817-1900), poète et ami de Andersen, dont le père occupait une charge importante à la cour de Weimar et connaissait Goethe



Bettina von Arnim (1785-1859), née Bettina Brentano, appartenait à l'une des grandes familles de la littérature allemande, déjà membre du cercle intime de Goethe. Sa grand-mère est la poétesse Sophie La Roche (1730-1807), égérie de Wieland, et son frère Clemens von Brentano (1778-1842), l'un des premiers romantiques allemands. Son mari est le romancier et poète Achim von Arnim (1781-1831).  Elle rencontra la mère de Goethe en 1806 qui lui raconta de nombreuses anecdotes sur l'enfance du génie, qu'elle consigna. Goethe les utilisa plus tard quand il rédigea Dichtung und Wahrheit. Elle fit la connaissance de Goethe en 1807 à Weimar et leur échanges durèrent jusqu'en 1811, année où il mit fin à leur commerce, exaspéré par les relations de Bettina et de sa femme. Cette correspondance fut donc complètement réécrite et transformée en (auto-)fiction par Bettina von Arnim comme le montra les originaux redécouverts et publiés en 1922. Elle était possédé par un immense désir de reconnaissance. En mai 1810, elle rencontre Beethoven à Vienne dont elle se prétendit "l'amour immortel" désignant pour preuve deux lettres d'amour du compositeur aujourd'hui reconnues pour fausses. A partir de 1811, les lettres de Bettina von Arnim ne reçurent plus aucune réponse de Goethe. Elles figurent ici dans le troisième volume sous la forme d'un journal. Cette relation étrange a fasciné Milan Kundera. Il lui a consacré un remarquable roman, L'Immortalité.  Par la suite, Bettina von Arnim rencontra Karl Marx et se passionna pour les utopies socialistes.

BIBLIOGRAPHIE : Goedeke IV2, 471, 28 et VI, 83, 3 a -- Hirzel A 485 -- Kippenberg 5334

 BKS : 5222

Plus d'informations : jean-baptiste@deproyart.com

 

Exposition publique à la librairie sur rendez vous uniquement