BOSSUET, Jacques Bénigne

 

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BOSSUET, Jacques Bénigne

Maximes et réfléxions sur la comédie

Paris, Jean Anisson, 1694

ENVOI AUTOGRAPHE ? EXEMPLAIRE DE LEFEBVRE DE CAUMARTIN, INTENDANT DES FINANCES DE LOUIS XIV ET PROTECTEUR DE VOLTAIRE

ÉDITION ORIGINALE. Bandeau, fleuron et initaile gravés

In-8 (160 x 89mm)
RELIURE DE L'EPOQUE. Veau raciné, armes dorées au centre des plats, dos à nerfs orné, tranches mouchetées de rouge

PROVENANCE : Louis Urbain Lefebvre de Caumartin, intendant des Finances de Louis XIV (armes sur les plats) -- Louis Barthou (ex-libris ; Paris, 25 mars 1935, I, n° 30) -- A. de Claye (ex-libris) -- Jacques Millot (ex-libris)

Quelques rousseurs. Restaurations aux coiffes

Le magistrat Louis-Urbain Le Fèvre de Caumartin (1653-1720), marquis de Saint Ange et comte de Moret fut un grand commis de l'Etat et un collectionneur raffiné. Dans sa jeunesse, il avait eu pour précepteur l'orateur chrétien - et bibliophile - Esprit Fléchier. il fut conseiller au Parlement de Paris en 1674, maître des requêtes en 1682, commissaire pour les Grands Jours du Poitou en 1688, Intendant des finances et Conseiller d'Etat en 1697. Caumartin fut l'un des bibliophiles les plus exigeants du XVIIe siècle, dont la bibliothèque du château de Saint-Ange, près de Fontainebleau, faisait l'admiration de ses contemporains. Il disposait, rapporte Guigard, ses armoiries sur les livres qu'il acquérait ou qui lui étaient offerts. Saint-Simon le décrit dans ses Mémoires : « Il était fort du grand monde, avec beaucoup d'esprit ; il était obligeant et fort honnête homme. » Il fut dans ses dernières années un des protecteurs de Voltaire, qui puisa dans ses entretiens L’Amour de Henri IV et l'idée de La Henriade.

Le théâtre fut l’objet de virulentes attaques et d’un vaste débat dans la seconde moitié du XVIIe siècle, qui voit paradoxalement l’apogée du théâtre classique. Molière fut souvent au centre de ces attaques, surtout après le scandale de Tartuffe, bien que tous se pressassent à ses représentations, y compris Bossuet.

A la suite de la parution d’un recueil d’œuvres théâtrales de Boursault précédée d’une préface laudative du père Caffaro, Bossuet s’en prend avec violence à l’immoralité du théâtre et le condamne sous toutes ses formes

BIBLIOGRAPHIE : Abbé Verlaque, Bibliographie raisonnée des Oeuvres de Bossuet, Paris, Picard, 1908, p. 56, 1694 -- catalogue de l’exposition “De l’amitié du Grand Condé à l’hommage du duc d’Aumale” au Musée Condé, 2004 : www.bibliotheque-conde.fr/expo/expo_li_bossuet.html

BKS : 5378

Plus d'informations : jean-baptiste@deproyart.com