CÉLINE, Louis-Ferdinand

L'École des cadavres

Paris, Denoël, 1938.

EXEMPLAIRE BROCHÉ, TEL QUE PARU

ÉDITION ORIGINALE 

 

In-8 (217 x 144mm)

 

TIRAGE. Exemplaire numéroté 364, un des 400 sur alfa mousse 

 

BROCHÉ. Chemise, étui

Dans la préface de l’édition de 1942, Céline écrit : "Juste là donc deux trois mots avant l’oubli, sur les caractères, les façons, les petits mérites de ce livre. 1° Imprimé sous Daladier. 2° Il fit condamner son auteur le 21 juin 1939 sur plainte de M. Rouquès qui s’y trouvait diffamé [...] Ce livre eut donc le mérite d’être rejeté par toute la presse française (y compris l’antisémite), en totalité, au titre d’ordure totale, obscénité qu’il convient de traiter avec pincettes et par le silence". 

 

Ce livre constitue le troisième volet des quatre pamphlets antisémites de Céline (après Mea Culpa publié en 1936, Bagatelles pour un massacre publié en 1937, et avant Les Beaux Draps publié en 1941). À l'exception de Mea Culpa, les pamphlets n'ont jamais été réédités, à la demande de sa veuve. Il sont de toute manière concernés par le décret-loi Marchandeau de 1939 et la loi Pleven de 1972 qui interdisent la provocation à la haine raciale. 

 

"L’autre jour je déambulais comme ça, tout pensif, le long du halage entre la Jatte et Courbevoie, je songeais à des petites choses, j’avais des ennuis... J’allais pas me noyer, bien sûr... mais quand même j’étais tracassé, je ne trouvais pas la solution. La vie n’est pas drôle tous les jours. Je regarde un peu les alentours, je vois une péniche en pleine vase, renversée dessus-dessous, gisante, ça faisait comme une sorte d’estacade... et puis un petit treuil, pendentif, qui remuait tout seul... Je regarde encore un peu loin... J’aperçois là-bas une sirène qui barbotait entre deux eaux, bourbeuses alors, très infectes... une fange pleine de bulles... J’en étais gêné pour elle... Je fis semblant de ne pas la voir... Je m’éloignai délicatement... - Yop ! Eh ! dis donc ! Hop ! Ferdinand ! Tu dis plus bonjour folichon ! Grand tordu ! Crâneur malpoli ! Où c’est que tu te précipites ?..."