CÉLINE, Louis-Ferdinand

Féerie pour une autre fois I ; Féérie pour une autre foi II. Normance

Paris, Gallimard, 1952 et 1954.

EXEMPLAIRES DE TÊTE. ÉTAT DE NEUF

ÉDITION ORIGINALE 

 

2 volumes in-8 (183 x 116mm) et (201 x 135mm) 

TIRAGE : exemplaires de tête sur vélin de Hollande Van Gelder numérotés 26 et 34 (sur 45) 

 

RELIURES SIGNÉES DE MONTECOT. Dos et bandes de maroquin noir, dos longs, filets dorés en encadrement, tranche supérieure dorée, non rognés, couvertures et dos conservés

Céline a commencé la rédaction du premier volet de Féerie pour une autre fois en 1945. L'ensemble du roman (en incluant le second volet, publié à part sous le titre Normance) n'a été terminé que neuf ans plus tard, en 1954. Féerie I a en grande partie été rédigé en prison, lors de l'exil danois de l'écrivain. Pour mener ce projet à terme, il abandonna la seconde partie de Guignol's band entamée quelques temps plus tôt et se consacra tout entier à cette chronique des années 44-45.  Bien qu'assigné à demeurer au Danemark, Céline renoue à partir de 1947 des contacts avec ses amis de Montmartre, et notamment Gen Paul. Il se fait envoyer un plan de Paris et une grammaire française par Marie Canavaggia. En février 1950, il prend la décision de publier la première partie de Féerie, sans que l'ensemble du roman soit encore mis au point, pour d'évidentes raisons financières mais aussi pour renouer avec le public français. Pierre Monnier, son éditeur, hésite et propose à Céline de publier cette partie du roman en différentes livraisons. Entre temps, l'écrivain bénéficie d'une mesure d'amnistie et rentre en France. Le contrat signé avec Gallimard le 18 juillet 1951 permet à Féerie I de sortir en librairie en juin 1952. La critique observe un silence quasi-général lors de la publication de cette première partie. Les ventes sont très mauvaises et Céline, qui avait espéré regagner les faveurs de son public avec ce roman, se sent plus que jamais écarté du monde des lettres.