LAFORGUE, Jules

Les Complaintes

Paris, Léon Vanier, 1885.

D'UN POÈTE L'AUTRE : EXEMPLAIRE DE JULES TELLIER, POÈTE HAVRAIS MORT À VINGT-SIX ANS, ET PARFAIT CONTEMPORAIN DE LAFORGUE

ÉDITION ORIGINALE 

 

In-12 (185 x 117mm)

 

RELIURE DE L'EPOQUE SIGNÉE DE A. BEZARD. Dos en maroquin bleu orné de feuilles et de chardons dorés, tranche supérieure dorée, non rogné

PROVENANCE : Jules Tellier (ex-libris manuscrit)

Jules Tellier (1863-1889) avait publié un premier recueil à vingt ans, Les Brumes (1883), puis avait fait paraître une étude en 1888, Nos poètes. Il mourut de la fièvre typhoïde, au retour d'un voyage en Algérie, deux ans après Jules Laforgue, et pratiquemment au même âge. Le Musée des Beaux-Arts André Malraux du Havre possède un buste de Jules Tellier par Antoine Bourdelle.  

 

Les Complaintes, qui firent connaître Jules Laforgue, furent composées dès 1883, à l'époque où le poète résidait à la cour d'Allemagne, comme lecteur auprès de l'Impératrice. Mais, totalement inconnu du public, Laforgue ne pouvait être édité qu'à ses dépens. Lemerre demandait plus de mille francs pour la fabrication de l'ouvrage. Cela dépassait les moyens de l'auteur, qui gagnait sept cent cinquante francs par mois. Vanier se montra moins exigeant, mais il ne hâta guère les travaux d'impression, et comme Laforgue, de son côté, apportait de constants changements au texte de ses poèmes, c'est seulement en juillet 1885 que Les Complaintes furent imprimées et mises en librairie.

RÉFÉRENCES : Jean-Jacques Lefrère, Jules Laforgue, Paris, Fayard, 2005, pp. 381-382 -- Jules Laforgue. Oeuvres complètes I, Lausanne, L'Âge d'homme, 1986, pp. 641-642