GONCOURT, Jules et Edmond de

L'Art du dix-huitième siècle. Deuxième édition, revue et augmentée

Paris, Rapilly, Libraire & marchand d’estampes, 1873

EXEMPLAIRE D’EDMOND DE GONCOURT, RELIÉ POUR LUI EN VÉLIN BLANC AU CHIFFRE DORÉ DE SON DÉFUNT FRÈRE ET DE LUI-MÊME.

ANCIENNE COLLECTION LUCIEN-GRAUX

Seconde édition, et ÉDITION ORIGINALE du douzième fascicule : “Notules, additions, errata”, qui est aux pp. 489-550 du présent volume

 

2 vol. in-8vo (220 x 145mm)

TIRAGE : l’un des quelques exemplaires sur papier vergé signalés par G. Vicaire

 

RELIURES DE L’ÉPOQUE SIGNÉES DE HENRY-JOSEPH, successeur de Pierson. Vélin ivoire, monogramme doré des frères Goncourt au centre des plats, couvertures conservées, non rogné

PROVENANCE : Edmond de Goncourt, avec la mention à l’encre rouge sur la première garde : “Exemplaire sur papier vergé. Mon exemplaire de la seconde édition”, et leur fameux ex-libris ; Bibliothèque des Goncourt, Paris, 1897, n° 893 -- Docteur Lucien-Graux (ex-libris)

L'ordre des artistes est cette fois chronologique, ce qui explique, par exemple, la place de Fragonard entre Debucourt et Prudhon alors que la chronologie de l’édition originale, sous forme de fascicule, obéissait à une simple chronologie de publication. Le texte de cette deuxième édition est, à quelques exceptions, celui de l’originale. Les planches ont disparu. Il s’agit de la première édition sous forme de livre et non plus sous forme de simples livraisons espacées par de nombreuses années. L’Art du XVIIIe siècle, avec cette deuxième édition, devenait un manuel. Mais la véritable question est surtout celle de l’ordre : lequel devait-on préférer ? Celui de la parution des études ? L'ordre chronologique des artistes ? Question qui n'est pas indifférente : le premier ordre, celui de l’édition Dentu, était commandé en partie par le hasard, le second est rationnel. Car il doit rendre sensible la décadence progressive qui conduit le style rocaille encensé par les Goncourt vers la morne rigidité toute revolutionnaire du néo-classicisme. Toute sa vie Edmond s'est heurté au problème du classement : classer, c’est toujours juger. 

 RÉFÉRENCE : G. Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, t. III, col. 1041