Joyce, James

Wenyi huabao. [Art et Littérature]

Shangaï, Wen yi hua bao she, décembre 1934

JOYCE EN CHINE.

TRÈS RARE TÉMOIGNAGE DE LA PRÉSENCE DE L’ŒUVRE DE JAMES JOYCE EN CHINE CONTINENTALE ET PREMIÈRE PHOTOGRAPHIE DE L’AUTEUR DANS CE PAYS

ÉDITION ORIGINALE du deuxième numéro de cette revue littéraire chinoise

In-8 (262 x 190mm)
COLLATION : 84 pp.
ILLUSTRATION : 1 portrait photographique de James Joyce par Berenice Abbott datant de 1928 et exposé au MOMA (cote n°5.1971) ; 1 caricature de W. Cotton parue dans le Vanity fair de mars 1934 et reprise ici, comme le souligne Paul Bevan dans sa revue Surrealism : modern art and the Manhua Artists : “For instance, a portrait in Vanity Fair of James Joyce made a re appearance in China, together with a photograph of the author in Wenyo Huabao under the title “ban lifted in America by James Joyce.”

BROCHÉ. Couverture de facture surréaliste illustrée de Zhou Duo (signée Weito)

Très légères salissures à la couverture

Il s’agit de la première photographie de l’écrivain irlandais en Chine continentale selon la professeur Dai Congrong en charge des études sur James Joyce en Chine (Université Fudan de Shangaï).

Sous l’égide de Lu Xun et de Xiao Qian, deux artistes éminents à Shangaï dans les années 1930, l’œuvre de Joyce connait une première ouverture à l’Empire du Milieu. Une première série d’articles universitaires lui est consacrée par Xiao Quian en 1933 sans qu’aucun portrait de Joyce n’apparaisse. Il faut attendre la mort de Mao Tsé-Tung en 1976 pour que les travaux de l’auteur de Ulysse retentissent dans toute la Chine continentale (hors comptoirs étrangers). S’il existe des tentatives de traductions dans le début des années 1940, le premier ouvrage traduit de l’écrivain irlandais A Portrait of the Artist as a Young Man, l’est en 1975. La censure antilibérale de la République Populaire de Chine interdit l’œuvre de Joyce pour « tendances pornographiques et philistinisme ». Malgré cela, les récits de James Joyce relatifs aux thèmes du fils rebelle, l’identité religieuse et à la nostalgie du retour du père trouveront un écho manifeste dans un Empire du Milieu en proie à l’athéisme.  Comme le rappelle le sinologue Joseph Needham : “la Chine n’a jamais eu à se débattre avec cette contradiction entre l’idée de Dieu et la science car elle n’a jamais connu ni ce que l’on pourrait appeler une pensée religieuse, ni un intérêt pour l’origine des choses” (préface à Société et civilisation en Chine, tome II).

Cette revue et par conséquent la photographie de James Joyce sont ainsi d’une importance capitale pour la propagation de l’œuvre de l’auteur irlandais en Chine.

RÉFÉRENCES : P. Bevan, “Surrealism : Modern Art and the Manhua Artists”, A Modern Miscellany : Shangaï Cartoon Artists, Leiden-Boston, 2015 -- L. Pann, Shangaï Style: Art and Design Between the Wars, San Fransisco, 2008 -- C. Medina Casado, The Earliest Translations of Joyce’s Ulysses, 2010 -- J. McCormack, “Irish Studies in China: The Widening Gyre”, Beijing Foreign Studies University, 2013 -- entretien avec Madame le professeur Dai Congrong, que nous remercions, (Université Fudan de Shangaï)

 

BKS : 9093

 

Plus d'informations : contact@deproyart.com et jean-baptiste@deproyart.com