BARRÈS, Maurice

 

600 €

BARRÈS, Maurice

Amori et dolori sacrum - La mort de Venise

Paris, Félix Juven, [1903]

EXEMPLAIRE SUR HOLLANDE.

“ADMIRABLE MÉDITATION POÉTIQUE” SUR VENISE, SELON PROUST

ÉDITION ORIGINALE

In-8 (185 x 120mm). Marque typographique de Félix Juven sur la page de titre
TIRAGE : un des 30 exemplaires sur hollande, deuxième papier après 20 japon, celui-ci numéroté 22
RELIURE DE L’ÉPOQUE SIGNÉE DE GRUEL. Dos à nerfs et coins de maroquin vert, dos orné et doré, plats de papier marbré, filets dorés en encadrement, tranche supérieure dorée, nombreux témoins, couverture conservée
PROVENANCE : A. Meurice (ex-libris)

La préface de La Bible d’Amiens (1904) contient un post-scriptum écrit par Proust vantant “un chapitre admirable” du livre de Barrès consacré à Venise, paru en février 1903. Proust regrette seulement que Barrès ne partage pas la même admiration que lui pour Ruskin. Il s’en suivra en juillet 1903 un dîner entre les deux hommes. Barrès lui offre, certainement à cette occasion, un exemplaire de Geneviève, histoire d’une servante portant un envoi (ancienne collection Céleste Albaret). Proust répondit par cette phrase extraordinaire : “la qualité même des émotions que votre style me donnait m’était un critérium immédiat de leur vérité” et poursuit par la joie qu’il éprouve à lire Barrès : “j’ai toujours dit à mes amis... qu’on trouve à vous lire autant de joie qu’à lire Lamartine et Chateaubriand” (lettre du 16 juillet 1903). Il osera même dans sa lettre à Barrès évoquer l’Affaire Dreyfus dans un syllogisme espiègle.

RÉFÉRENCE : Kolb, Correspondance de Marcel Proust, III, n° 215 et  IV, n° 45, 122 et 238

 

BKS : 11377

 

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