ANDERSEN, Hans Christian

Der Glücks-Peter

Leipzig, Johann Friedrich Hartknoch, 1871

ENVOI EN ALLEMAND D'ANDERSEN À UNE CANTATRICE AUTRICHIENNE

Édition originale de la traduction allemande, parue un an après l'originale  

In-8 (162 x 102mm)
   
ENVOI (à l'encre brune) :  Ihrer Gnaden Hoffr[äu]lein, Gräffin von Sternegg,  deren schöner, sälenvoller Gesang mich erfreut und erhoben hat,  bringe ich inn Verehrung diesen Blumenstrauss  aus meine[m] Dichtergarten.  Mit tiefster Hochachtung,  H. C. Andersen   [À l'indulgente dame de cour, la comtesse de Sternegg, dont le très beau chant m'a réjouit et emporté, j'offre, en admiration, ce bouquet de fleurs cueillies dans mon jardin de poète]  

RELIURE DE L'ÉPOQUE. Percaline verte, dos à la bradel
PROVENANCE : Clementine Daublebsky, baronne de Sternegg, dame d'honneur de la duchesse Maria d'Anhalt-Dessau (envoi) -- baronne Mathilde von Bechtolsheim (ex-libris avec la devise "Streben ist Leben") 

 

 
 Quelques piqûres, légère éraflure sur le premier feuillet de garde partiellement détaché

Andersen connut un succès tardif dans son pays alors qu'il était très apprécié dans le reste de l'Europe, principalement en Allemagne et en Angleterre. Lors de ses nombreux et longs séjours dans ces pays, il était reçu comme un roi par les princes ; les enfants lui récitaient par cœur, en allemand ou en anglais, ses propres contes. Dans la société bourgeoise de Copenhague, il était moqué et caricaturé jusque sous ses fenêtres. Le Journal qu'il tint tout au long de sa vie témoigne de cette blessure à n'être pas admis par ses compatriotes. C'est pourquoi, le succès arrivant hors des frontières danoises, Andersen prit un soin particulier à établir les traductions et les éditions étrangères de ses contes.  

Le 3 mai 1871, Andersen entendit chanter Clementine Daublebsky, baronne de Sternegg à Copenhague. Il tomba immédiatement sous son charme, comme il le note dans son Journal : "la dame d'honneur, la baronne Sternegg, de Vienne, a chanté un long Aria tiré de l’opéra Euriante [de Carl Maria von Weber], et un autre de Schumann, l’Erlkönig de Schubert, un Aria de Figaro et le grand Aria de Jaegerbruden [du même Weber]. Elle a chanté avec une voix pleine de jeunesse, de force et une grande maîtrise" (IX, 1871-1872, p. 65). Il se présenta à elle deux jours plus tard, avec un exemplaire, en allemand, à la main.

RÉFÉRENCE : Hans Christan Andersen, Dagbøger [Journal], Copenhague, 1971

 

BKS : 5098

 

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