BARRÈS, Maurice

Un Jardin sur l'Oronte

Paris, Librairie Plon, 1922

ENVOI À MADAME PAUL BOURGET, GRAND AMI DE MAURICE BARRÈS

ÉDITION ORIGINALE

In-12 (190 x 125mm)
TIRAGE : un des 50 exemplaires sur pur fil des papeteries Lafuma, non mis dans le commerce
ILLUSTRATION ORIGINALE AJOUTÉE : une photographie originale (171 x 121mm), portant la légende autographe de Maurice Barrès, à l’encre noire : “Les roues de l’Oronte, à Hamah. M. B.” (même légende répétée au dos, au crayon à papier)
ENVOI autographe signé : À Madame Paul Bourget, hommage de respectueuse amitié. Maurice Barrès
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Veau fauve, filet noir en encadrement, dos long, tranche supérieure rouge, témoins conservés, couverture et dos conservés. Étui

Paul Bourget (1852-1935) est le découvreur de Maurice Barrès. Il le soutint de façon constante, dès sa première publication, Les Taches d’encre (1884), alors que Barrès n’avait que vingt-deux ans. Lors de la parution de Sous l’œil des Barbares (1888), premier roman de Maurice Barrès, Paul Bourget écrivit un article dithyrambique dans le Journal des débats (3 août 1888), qui mit le jeune auteur en pleine lumière. Barrès dédicaça Les Déracinés (1897) à Paul Bourget (l’exemplaire de dédicace, portant un envoi autographe de Maurice Barrès à Paul Bourget, est conservé à la bibliothèque de l’Institut catholique de Paris, cote PB 3348). Les marques d’admiration réciproque sont innombrables. Bourget conseille, corrige et parfois réécrit certains passages de Maurice Barrès. Leur dialogue se double d’une amitié perceptible tout au long de leur correspondance. Paul Bourget et sa femme, Minnie Bourget, - à qui Barrès adressa cet exemplaire d’Un Jardin sur l’Oronte -, reçoivent régulièrement le couple Barrès dans leur maison de Hyères. À la mort de Maurice Barrès, Paul Bourget fera son éloge funèbre dans la Revue des Deux Mondes. Il prononcera également à Sion-Vaudémont, le discours d’inauguration du monument élevé à la gloire de son ami, en 1928.

Dans l'Orient du XIIIe siècle, un croisé tombe amoureux d'une Sarrasine, épouse et perle du Harem de l'émir Qalaat, prince musulman raffiné et indolent. Maurice Barrès renoue avec cet Orient qu’il avait parcouru en 1914 et qu’il remplit, un an avant sa mort, de jardins, de batailles et de voiles de femmes.

RÉFÉRENCE : Claire Bompaire-Evesque, “Paul Bourget collaborateur de Maurice Barrès”, in Revue d’histoire littéraire de la France, 92e année, n° 2, mars-avril 1992, pp. 224-245

 

BKS : 11410

 

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