GEFFROY, Gustave

 

6 000 €

GEFFROY, Gustave

Vélasquez

RARE MANUSCRIT AUTOGRAPHE COMPLET ÉCRIT PAR L’UN DES PLUS IMPORTANTS CRITIQUES D’ART FRANÇAIS DE LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XXe SIÈCLE.

REMARQUABLE PORTRAIT DE VELASQUEZ

63 pages sur 63 feuillets in-8 (211 x 139mm) à l’encre violette et noire. Papier quadrillé. Quelques ratures

EN FEUILLES

Le critique d’art Gustave Geffroy publia cette étude en 1925, dans la collection des « Maîtres anciens et modernes » qu’il dirigeait aux Éditions Nilsson. Ce manuscrit, qui servit à l’impression, est divisé en neuf chapitres chronologiques et une bibliographie. Cette étude privilégie une approche sensible de l'œuvre d'art à une démarche historique. Geffroy fait le portrait de Velasquez à travers ses tableaux. Il peint l’homme en train de composer son art et il éclaire l’évolution de Velasquez – homme de cour et artiste - à travers ses principales toiles. Geffroy souligne également les conditions dans lesquelles cet art voit le jour, notamment le fait que Velasquez travaille au service de la couronne d’Espagne :

« C’est une figure grave, énergique, impassible. Si un imperceptible sourire d’ironie fait frissonner parfois sa moustache cavalière, c’est qu’il a été distrait un instant … Molière souriait de cette façon là. Il porte fièrement la livrée mais il sert. Les barreaux de sa cage sont dorés, mais ce sont des barreaux. Debout dans sa loge, tragique et silencieux comme un lion enfermé, il regarde l’humanité qui passe ».

Gustave Geffroy fut, dans le domaine de l'art, un critique dont les jugements, par leur équité même, entraînèrent peu à peu une adhésion presque unanime. Il n’est pas étonnant qu'Édmond de Goncourt et Stéphane Mallarmé, puis Claude Monet, aient apprécié les écrits de leur ami. Ils poursuivent la même voie d'une esthétique de la sensation, de l'expression de l'éphémère et de la permanence. Geffroy s'inscrirait ainsi comme un « passeur » entre Baudelaire, Goncourt et ceux qu'il a encouragés au début du XXe siècle, ses amis Élie Faure et Henri Focillon. Rodin sculpta son buste, Cézanne peignit son portrait.

L’exposition qui lui fut consacrée à la Bibliothèque nationale de France en 1957 ne présentait pas de manuscrits de cette importance, seulement quelques feuillets consacrés à Rodin.

RÉFÉRENCE : Catalogue de l’exposition Gustave Geffroy et l'art moderne, BnF, 1957

BKS : 5943

 

Plus d'informations : jean-baptiste@deproyart.com

 

Exposition publique à la librairie sur rendez vous uniquement