BLOY, Léon

Ici on assassine les grands hommes

Paris, Mercure de France, 1895

EXEMPLAIRE ACCOMPAGNÉ D’UNE LONGUE ET BELLE LETTRE DE ZOÉ HELLO SUR LA MORT DE SON MARI, ERNEST HELLO, ADRESSÉE À GEORGES LANDRY

ÉDITION ORIGINALE

In-8 (223 x 140 mm). Trois vignettes de Léon Bloy, dont une imprimée en or sur le second plat de couverture. Fac-similé d’une lettre de Hello à Bloy
COLLATION : 32 pp., (1) f.
TIRAGE : un des 243 exemplaires sur papier teinté, second papier
ILLUSTRATION : portrait photographique d’Ernest Hello en frontispice

PIÈCES JOINTES montées sur onglets en tête :

1. Lettre autographe signée de Zoé Hello à Georges Landry, relative à la mort d’Ernest Hello : “dans sa maladie il a vite vu la mort prochaine. Dès que la mort lui est apparue il est entré dans un grand silence, interrompu avec moi seule par des paroles qui devaient être pour moi – après ! – une consolation d’une bien désespérante douceur ! “C’est à vous que je dois la vie (...) Vous avez été pour moi une mère, une sœur, une femme, et un ange ! Oui, un ange et vous voilà encore ! Vous ête toujours là ! (...) Si nous nous étions moins aimés nous souffririons moins à cette heure ! Pauvre Zoé ! Je vais retourner à Dieu – au Principe !” (...) Nous avons une chapelle dans notre vieux manoir. On y disait la messe pour lui et il communiait dans son lit (...) À l’heure (?) il éleva la voix (...) “Le Viatique... Zoé... Adieu” et il ne resta plus qu’à lui fermer les yeux. Ma voix fut totalement brisée par la commotion (...) Voilà ce que je puis vous dire de sa mort en quelques mots. Mais, combien d’autres choses, j’aurais à vous dire que ne peut comporter une lettre”, Lorient, 7 avril 1893, 4 pp. in-12, encre violette, papier à en-tête du “château Keroman” et à liseré de deuil, enveloppe

2. Lettre autographe signée de Henri Hello à Georges Landry : “en priant pour le repos de l’âme d’Ernest Hello et de sa femme – s’il ne sont pas encore ensemble au paradis, que Dieu daigne les y réunir ! – ayez un petit souvenir, je vous le demande pour votre neveu, voué à l’apostolat des ouvriers et des pauvres”, Tournai, 13 septembre 1909, 2 pp. in-8, encre brune, papier ligné, enveloppe

RELIURE SIGNÉE DE SEPTIER. Dos à nerfs orné et coins de maroquin lie-de-vin, tête dorée, couverture noire imprimée en doré conservée, non rogné
PROVENANCE : Jacques Bouessée-Larchamp (ex-libris)

Léon Bloy consacra plusieurs textes à Ernest Hello (1828-1885), dont Un Brelan d’Excommuniés (1889) et Ici on assassine les Grands Hommes (1895), petite monographie rédigée dix ans après la mort de Hello, où l’on peut lire quelques extraits de leur correspondance. L’écrivain mystique Ernest Hello fut à la source de la conversion de Bloy. Sa pensée influença Paul Claudel, Georges Bernanos, Jacques Maritain, et jusqu’à Henri Michaux. Hello avait épousé Zoé Berthier (1823-1909) en 1857. Elle fut aussi écrivaine sous le pseudonyme de Jean Lander. Ils vécurent une grande partie de leur vie, à l’écart, dans leur manoir breton de Kéroman, près de Lorient. Georges Landry (1848-1924), quant à lui, avait été l’un des plus anciens et des plus fidèles amis de Bloy.

RÉFÉRENCE : A.-L. Laquerrière et J. Bollery, Biblio-iconographie de Léon Bloy, Paris, La Connaissance, 1935, n° 17, p. 21

BKS : 11561

 

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