MONVILLE, Simon-Philippe Mazière, abbé de

La Vie de Pierre Mignard,

Premier peintre du Roy Avec le Poëme de Molière sur les Peintures du Val-de-Grâce, et Deux Dialogues de M. de Fénelon Archevêque de Cambray, sur la Peinture

Paris, Jean Boudot et Jacques Guérin, 1730.

BON EXEMPLAIRE D’UNE BIOGRAPHIE D’ARTISTE AU XVIIIeSIÈCLE : CELLE DU PEINTRE PIERRE MIGNARD, RÉDIGÉE D’APRÈS LES MÉMOIRES DE SA FILLE, CATHERINE MIGNARD

ÉDITION ORIGINALE de la Vie de Pierre Mignard, PREMIÈRE ÉDITION des Dialogues sur la Peinture de Fénelon

 

In-12 (161 x 95mm)

Fleuron gravé sur bois, sur la page de titre, culs-de-lampes et bandeaux gravés sur bois

CONTENU : dédicace au Roi, préface, pp. LI-LXXII : Catalogue des oeuvres gravées d’après les Tableaux de Pierre Mignard, premier Peintre du Roy, pp. 1-190 : Vie de Pierre Mignard, pp. 191-203- : La Gloire du Val-de-Grâce (1669) de Molière qui prend ici la défense de Mignard, pp. 207-235 : Dialogues sur la peinture de Fénelon, puis Approbation, Privilège et Errata

ILLUSTRATION : autoportrait de Mignard gravé par R. Hecquet

 

RELIURE DE L’ÉPOQUE. Veau granité, dos à nerfs orné et doré, décor doré, armes au centre des plats (apposées postérieurement), filet d’encadrement, tranches rouges

PROVENANCE : Guillaume Pavé de Vendoeuvre (1779-1870), baron et pair de France

Pierre Mignard (1612-1695) fut l’un des plus grands peintres du XVIIe siècle français. En 1687, Louis XIV anoblit l’élève de Simon Vouet à Paris et de Poussin à Rome. Il devint Premier peintre du Roi en 1690. On doit à cette coqueluche des dames de la Cour le célèbre portrait de Molière, qui est aussi l’auteur de la défense du peintre du Val-de-Grâce ajoutée ici. Mignard eut une fille, Catherine-Marguerite (1652-1742) qui épousa en 1696 le comte Jules de Pas de Feuquières. Son père la peignit de multiples fois. Selon Saint-Simon, elle fut « répétée en plusieurs de ces magnifiques tableaux historiques qui ornent la grande galerie de Versailles ». Elle est à l’origine de cette biographie et du catalogue des peintures de son père, auquel elle entend rendre hommage : « la comtesse de Feuquières est cette fille chérie... C’est sur ses Mémoires qu’on a écrit la vie de son illustre père ». L’information sur la vie du peintre est donc puisée à la source familiale et n’a pour seul défaut que le manque de chronologie. Enfin, le texte de Fénelon, disciple de la peinture « d’après nature » c’est-à-dire surtout « d’après l’antique », est un moment important dans l’histoire de la notion de beauté au XVIIIe siècle.