VALMY, Edmond Kellermann, 3e duc de

 

2 000 €

VALMY, Edmond Kellermann, 3e duc de

La Turquie et l’Europe en 1867

Paris, Librairie Amyot, 1867.

LA QUESTION D’ORIENT AU XIXe SIÈCLE : ENVOI DU DUC DE VALMY À LA DUCHESSE D’ALBUFéRA

ÉDITION ORIGINALE

 

In-8 (248 x 165mm)

ENVOI sur la couverture d’origine : Madame la Duchesse d’Albufera, hommage respectueux de l’auteur, le duc de Valmy »

 

PROVENANCE : ducs d’Albuféra

Petit accroc à un angle de la couverture

François Christophe Edmond Kellerman, troisième duc de Valmy, est un diplomate et homme politique français né en 1802 et mort en 1868. Il était fils du général François Étienne Kellermann (1770-1835), deuxième duc de Valmy, et donc petit-fils du célèbre vainqueur de Valmy. En 1824, par l’entremise de Chateaubriand, alors ministre des Affaires étrangères, il est attaché à l’ambassade de France à Constantinople. En 1827, il est chargé d’une mission diplomatique à Smyrne, suit l’expédition de Morée, puis rédige un rapport sur la situation politique de la Grèce. Au mois d’avril 1829, il est accrédité comme chargé d’affaires à Capo d’Istria et devient secrétaire de légation. Rentré en France après les Trois Glorieuses, il est nommé chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères, puis premier secrétaire d’ambassade à Berne en 1831. Il démissionne en 1833 se ralliant alors aux Bourbon et au comte de Chambord. Lors de la parution de ce livre en 1867, la duchesse d’Albuféra, dédicataire de l’ouvrage, est l’épouse de Napoléon Suchet, deuxième duc d’Albuféra (1813-1867). Elle fut la grand-mère de Louis d’Albuféra, célèbre ami de Proust et amant de l’amazone Louisa de Mornand.

 

Ce remarquable ouvrage, proche des positions turques et défenseur des intérêts de la France, fait le point sur la question d’Orient en 1867. Il s’oppose aux intérêts russes comme aux reconnaissances multiples et divergentes des communautés chrétiennes d’Orient : « ce qui est nécessaire et juste, c’est de faire ce qu’Ali Pacha demandait en 1856... c’est de respecter sans réserve les intérêts du Sultan. » (p. 117).