VILLEGAGNON, Nicolas Durand de

 

8 000 €

VILLEGAGNON, Nicolas Durand de

De bello Melitensi, & eius eventu Francis imposito, ad Carolum Caesarem V

Paris, Charles Estienne, avril 1553.

RARE : RÉCIT PAR VILLEGAGNON DE LA PRISE DE MALTE ET DE TRIPOLI PAR LES TURCS.

aventuriers et commandos au xvie siècle

ÉDITION ORIGINALE du texte latin, publiée la même année en traduction française.

Petit in-4 (190 x 140mm). Marque typographique d’Estienne gravée sur la page de titre. Bandeau et initiale gravés sur bois

PREMIER TIRAGE. Titre avant la suppression de la mention « & eius eventu Francis impositio », fausse imputation de la défaite des Français devant les Impériaux

COLLATION : A-F4 G6 : 30 feuillets

 

RELIURE MODERNE : Percaline brune à motifs imprimés

Quelques brunissures, page de titre légèrement rognée en pied

Nicolas Durand de Villegagnon (1510-1571) est un grand chef militaire et un remarquable explorateur français du XVIe siècle. Il fit ses premières armes lors du siège d’Alger (1542), quatorze ans avant de s’illustrer au Brésil en établissant une première colonie française dans la baie de Rio de Janeiro. En 1531, il était entré dans l’ordre de Malte sur la recommandation de son oncle le grand-maître Philippe de Villiers de l’Isle-Adam. D’une force prodigieuse, il y déploya un courage frisant la témérité. En 1548, il accompagna Marie Stuart en Ecosse avant de réaliser l’exploit de contourner l’écosse par le Nord avec ses galères. En 1551, il se battit à Malte et Tripoli avant de prendre un commandement en Hongrie et au Piémont en 1553. En août 1555, il partit pour sa célèbre expédition du Brésil où il fonda Rio et sa « France Antarctique » à la triste destinée. Il a été immortalisé par Ruffin dans son roman Rouge Brésil. L’auteur fait ici le récit de la guerre de Malte et de la prise par les Turcs de l’île et de Tripoli qu’il avait été secourir à la demande des chevaliers de Malte. Les Impériaux rendaient les Français coresponsables du sac de Gozzo, une île près de Malte, et de la perte de Tripoli. Villegagnon, témoin des graves défaites subies par l’Ordre de Malte en 1551, en rejette la responsabilité sur le Grand Maître et sur les éléments espagnols de la garnison de Tripoli. Il disculpe les Français, en particulier l’ambassadeur d’Aramont, le gouverneur Vallier et lui-même.

RÉFÉRENCES : J.-C. Brunet, Manuel, V, col. 1236 -- Renouard, Annales, pp. 105-106 n° 16, traduction française placée sous le n° 17 -- Adams, Books printed on the Continent of Europe 1501-1600 in Cambridge Libraries, V-778 -- STC (French) 146 -- pas dans Schreiber